Les labels d’accessibilité

Les labels d'accessibilité

La jungle des référentiels…

Gregg Vanderheiden, membre du groupe de travail WCAG déclare dans un communiqué:

Nous avons travaillé d’arrache-pied, notamment en publiant 12 documents de travail et en tenant compte de plus de 3000 commentaires pour garantir que WCAG 2.0 réponde aux besoins d’un standard international mis à jour, permettant l’harmonisation des directives d’accessibilité web nationales et locales.

Chacun a donc le droit de créer ses propres référentiels d’accessibilité :  Vous imaginez bien que ce n’est pas le genre de truc à ne pas dire et que cela va provoquer le bordel.

A l’origine de l’humanité il y a la pomme,
et pour l’accessibilité, ce sont les WCAG…

Il faut savoir que les WCAG sont les documents utilisés par l’industrie informatique (Apple, Microsoft, Mozilla…) pour interpréter les codes d’accessibilité.

Pour que vos codes soient bien pris en compte par les navigateurs Web, il convient de vérifier que les référentiels respectent bien les règles WCAG.

Faisons le tour des initiatives privées et publiques

  • Commençons par l’Europe qui a créé l’UWEM (initiative publique européenne), c’est une méthode d’évaluation qui permet de dire si oui ou non un site Web respecte les WCAG. L’idée était excellente, car la première version des WCAG était imbuvable. La version 2 étant largement plus élaborée, les UWEM peuvent être remis en cause.
  • Continuons avec la France qui a créé le référentiel RGAA (initiative publique et locale française). Ce référentiel reprend les spécifications WCAG et les a adaptées aux administrations.
  • Du Public, passons maintenant au privé avec des labels comme Accessiweb à qui l’ont doit les traductions des WCAG.
  • Chez nos amis belges, on trouvera l’équivalent sous le nom de AnySurfer
  • Quant à nos amis espagnols, eux ils connaissent la “Fundosa Teleservicios”.
  • Il était indispensable que tous ces labels privés se soient réunis au sein de la communauté européenne le label Euracert.

A croire que si tu es aveugle chez les Belges ce n’est pas la même chose qu’être aveugle en France, et que si ça se trouve, un aveugle espagnol voit moins bien qu’un aveugle européen mais beaucoup plus qu’un fonctionnaire français. Je comprends donc qu’il y est besoin d’autant de référentiels, de labels et de certifications du moment que ce soit facturable.

Comment planter l’accessibilité en France ?

Lorsque j’étais jeune, il me semblait important que mes productions soient accessibles à tous. J’ai donc voulu  passer une certification d’accessibilité. Je me suis renseigné : le prix de la formation était inabordable, un truc de dingue, j’ai laissé tombé.

Du coup, je me suis dis : “tiens, l’amour de l’autre coûte cher je vais passer à autre chose”, et tout le monde s’est dit la même chose.

Surtout qu’un spécialiste de l’accessibilité est un gars qui coûte très cher et qui passe son temps à vous dire : “Non, ça tu ne peux pas le faire car ce n’est pas accessible”…

Renseignez vous sur le coût d’une certification d’accessibilité et alors vous comprendrez pourquoi l’accessibilité est un échec regrettable alors qu’il devrait être systématiquement demandé.

Définir une politique d’accessibilité avant tout !

Obtenir un label n’est pas une obligation pour les entreprises commerciales, mais rendre son site Web accessible est indispensable pour un projet de bonne qualité.
Le plus simple est de définir une politique d’accessibilité cohérente entre les objectifs de son site Web, la modestie de son budget et ses possibilités techniques : c’était le principe de base des WCAG, quelque chose de souple.

L’accessibilité Web est un échec uniquement parce que des organisations ont pensé à l’argent avant le rôle éducatif.

À partir de là, donnez vous l’opportunité de  choisir entre ce qui est indispensable et ce qui peut être omis (car trop compliqué ou coûteux).Faisons machine arrière et reprenons les discussions, il faut se convaincre que l’accessibilité est une chance pour accroître sa visibilité : le minimum que l’on puisse faire est déjà beaucoup.